Réglementations commerciales sur les résidus d'antibiotiques dans le cadre de la ZLECAf
La Zone de libre-échange continentale africaine intègre pour la première fois des normes harmonisées sur les résidus d'antibiotiques dans les produits alimentaires échangés entre pays membres.
La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) soulève des questions cruciales en matière de sécurité sanitaire des aliments, notamment concernant les résidus d'antibiotiques dans les produits d'origine animale. Lors de la 5e session ordinaire du Conseil des ministres du commerce de la ZLECAf, tenue à Accra en avril 2026, un protocole additionnel sur les normes sanitaires relatives aux résidus d'antimicrobiens a été adopté à l'unanimité.
Ce protocole établit des limites maximales de résidus (LMR) harmonisées pour 15 classes d'antibiotiques dans la viande, le lait, les œufs et le miel échangés entre pays membres. Les LMR adoptées sont alignées sur les normes du Codex Alimentarius, avec des adaptations spécifiques pour les systèmes de production africains. Un laboratoire de référence continental, basé à Kampala, sera chargé de l'arbitrage en cas de litiges commerciaux liés aux résidus.
Le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a souligné que « le commerce intra-africain ne peut prospérer que si les consommateurs ont confiance dans la sécurité des produits qu'ils achètent. Ce protocole est un investissement dans la crédibilité de notre zone de libre-échange ». Il a également annoncé un programme de renforcement des capacités pour les laboratoires nationaux de contrôle qualité.
Les analystes estiment que ce protocole pourrait affecter jusqu'à 12 milliards de dollars de commerce alimentaire intra-africain annuel. Les pays exportateurs devront adapter leurs chaînes de production pour se conformer aux nouvelles normes, ce qui représente à la fois un défi et une opportunité de modernisation du secteur agroalimentaire continental.
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